Comment rendrai-je à l'Éternel
                         tous ses bienfaits envers moi ?

                     (Segond à la Colombe) 

                                                                                                                        Psaume 116.12      

                                                                                                                           

                    


Le poète auteur de ce psaume s’émerveille devant la profusion des bienfaits de Dieu.  Les bienfaits de Dieu sont sur lui.  C’est comme un flot.  Il en est recouvert.  Il y est immergé complètement, il nage en quelque sorte dans les bienfaits de Dieu.  Sommes-nous capables de faire aujourd’hui la même constatation ?  Les marchands de tout genre cherchent à déstabiliser notre contentement, en nous suggérant que nous sommes malheureux si nous n’avons pas tel produit : vêtement, véhicule, appareil ménager,bijou, encyclopédie ou maison.  Heureux celui qui sait vivre selon ses besoins ! Il ne compare pas avec les amis, les voisins ou les collègues, selon le code des commerçants.  Il lui est plus facile de discerner les bienfaits de Dieu. C’est le propre du chrétien  de retrouver la générosité du Père céleste et d’en témoigner auprès des autres.

Cependant,nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une gratitude purement verbale et nous contenter de dire merci dans nos prières.

Nous aspirons à rendre à l’Éternel, à faire à notre tour quelque chose pour que les bienfaits ne soient pas uniquement dans un sens.  Nous exprimons notre reconnaissance par nos offrandes, nous préparons dès le début de chaque semaine pour les apporter dans sa maison lors du culte qui rassemble ses fidèles, au septième jour.  Nous exprimons notre reconnaissance par le temps que nous donnons.

Assez vite,nous nous rendons compte que nous pouvons nous priver de certains avantages pour donner de plus grandes sommes, et cependant être bien loin de compenser.  Nous pouvons consacrer des heures et des journées à des œuvres, et nous ne rivaliserons jamais avec le Dieu dont les soins sont incessants et personnalisées. Il faut renoncer à entrer en compte avec Dieu, à mesurer si peut-être nous sommes à la hauteur de ses bénédictions, et accepter d’être toujours des débiteurs.  C’est là qu’on rejoint un aspect du message de notre Sauveur : il nous exhorte à devenir comme des petits enfants, qui acceptent tout naturellement d’être entretenus et choyés par leurs parents, sans se préoccuper de leur rendre quoi que ce soit.  Mais les parents s’estiment largement payés quand ils constatent que leurs enfants les aiment.


Extrait du livre '' Prier avec les psaumes '' - Francis Augsburger - le 15 août 2013